Le congrès fédéral de Tizi-Ouzou: une réuissite totale !

Bureau du congrès

«Qassaman bi nnazilat el mahiqat…..», l’hymne national a ainsi retenti sur la maison de culture Mouloud Mammerdi de Tizi-Ouzou, à la grande salle plus précisément, là où la fédération FFS de Tizi-Ouzou a tenu son congrès fédéral. Dédié à la mémoire de KESSOUAR Mahieddine, un ancien premier secrétaire de la section d’Idjeur, kidnappé depuis plus de quinze ans, et porté disparu à nos jours. A sa mémoire et à la mémoire de tous les martyrs de la démocratie, les 213 congressistes, les invités et les membres de la presse ont été conviés à observer une minute de silence.

Jugurtha ABBOU a ouvert les travaux du congrès par le souhait de bienvenue à tous les présents, puis parlant du congrès, il dit que c’est celui du rassemblement, de l’engagement et de la fidélité. Le rassemblement des énergies constructives, leur engagement en vue d’un changement démocratique et pacifique et la fidélité aux idéaux et au combat des anciens militants ont été l’essentiel de l’intervention de Mr ABBOU qui a réitéré le slogan lancé lors du congrès pilote de la section de Draa Ben Khedda : « le FFS n’est ni à vendre ni à renier, aujourd’hui et demain, le FFS ne changera point».

Juste après son intervention, il invita le bureau du congrès à rejoindre la scène, il était composé de Nabila ADJLOUT, députée et secrétaire nationale chargée de la condition féminine et de Youcef SAHLI, secrétaire national à la solidarité et aux affaires judiciaires et présidé par docteur Moussa TAMADARTAZA, président de la commission de stratégie politique du conseil national.

Le président du congrès est revenu sur les objectifs politiques du congrès et sur la dimension politique que le parti doit donner à sa dynamique organique. Il a expliqué que le FFS via les congrès organisés dans toutes les régions du pays, affirme de plus en plus son caractère national. Puis joignant le geste à la parole, le Dr a donné la parole aux invités qu’étaient les 1ers secrétaires fédéraux de M’sila, Mr SADI Ammar, de Constantine, Mr BOUCHAFA Abdelmalek, et de Mostaganem KADI Miloud. Les fédéraux ont tous les trois insisté sur le fait que le parti se porte bien dans les quatre coins du pays et que son discours attire toujours un bon nombre d’Algériens assoiffés de liberté et de justice sociale.

Le moment attendu alors par de nombreux présents est venu, il s’agit de l’intervention du premier secrétaire du parti. Ali LASKRI a d’abord exprimé toute sa joie d’être dans présent au congrès de Tizi-Ouzou, parce qu’il s’agit d’une wilaya phare de la vie du parti de par le militantisme de ses enfants et leur combat pour la démocratie, parce qu’il s’agit aussi d’une fédération importante du parti et qui de plus est sur une courbe de mobilisation ascendante.
Puis parlant de la situation politique du pays, le N° 02 du FFS a indiqué que les législatives du 10 mai n’ont pas servi à créer une dynamique politique dans le pays, à l’image des « réformes « lancées par le chef de l’état. Seulement, le parti a fait en sorte que soit maintenue la cohésion du pays, chose normale selon LASKRI du moment où le parti est présidé par l’un des artisans du 1er novembre, Mr Hocine AIT AHMED. Dda Ali n’a pas été tendre à l’égard du pouvoir en place qu’il a accusé de non transparent en matière de gestion des réserves et ressources du pays, d’oppresseur dans la gestion des revendications citoyennes et de sourd face aux appels à une alternative démocratique. Néanmoins, il n’a pas versé dans le pessimisme absolu, « Le pouvoir ne veut pas une alternative démocratique et pacifique, mais nous allons le pousser à accepter » a estimé le premier secrétaire national du plus ancien parti d’opposition en Algérie qui a conditionné cela par la mobilisation sans faille des militants, à commencer par la prochaine échéance électorale du 29 novembre prochain.

Après quoi, Jugurtha ABBOU est revenu sur le pupitre pas en sa qualité de maitre de cérémonie mais en sa qualité de membre de la CA.F, pour cette fois-ci, présenter le bilan de la commission. Un bilan bien positif puisque les 13 membres de la commission administrative fédérale se sont donné corps et âme pour tenir pas moins de 43 congrès de sections, redynamiser les C.A.S des sections restantes et structurer les collectifs des jeunes, des femmes et des anciens de 1963. L’engouement enregistré au niveau des sections et des fédérations n’a pas été effacé du bilan qui a souligné les adhésions massives des militants et la présence active des acteurs de la société civile aux congrès et aux assemblées générales organisés à l’échelle locale.

Ce fut alors la fin de la session politique du congrès, et ce fut la pause avant le début de la session organique.

La deuxième étape du congrès a été ouverte par le secrétaire national qui a confirmé la validation des deux candidatures au poste de 1er secrétaire fédéral, puisque les programmes présentés par les deux candidats, Farid BOUAZIZ et Salah ACHILI sont conformes aux objectifs politiques du parti. Les deux candidats ont justement été invités à lire leurs programmes d’actions, tous deux riches et ambitieux et pleins de bonnes idées pour faire progresser le parti à l’échelle de la wilaya.

Mr TAMADARTAZA reprit la parole pour appeler les congressistes à se présenter devant l’urne pour une double élection, celle du 1er secrétaire fédéral et celle de 20 délégués au conseil fédéral.

Le scrutin a duré un bon moment, le dépouillement aussi. Mais à l’annonce des résultats, le 1er secrétaire élu Mr Farid BOUAZIZ, tout comme son adversaire, ont signalé que le FFS a triomphé puisque le congrès a été une réussite sur le plan logistique, organisationnel et politique. Avant cela, les vingt délégués élus au conseil fédéral sont monté sur scène saluer l’ensemble des congressistes.

Avant la clôture du congrès, la parole a été donnée au premier secrétaire du parti qui encore une fois, a témoigné du succès du congrès, avant d’annoncer l’objectif immédiat de la nouvelle fédération : les élections locales de 2012.